Voici les prochains rendez-vous de la mobilisation.
Jeudi 12 Mars 2009 :
- Assemblée Générale des personnels et étudiants des UFR 1, 2 et 3 : Rendez-vous sur le parvis des amphithéâtres A-B-C à 12h15.
- Fac hors des murs au Corum : Initiative originale des UFR 1, 2 et 3 - Rendez-vous à 15h salle du Belvédère (jusqu'à 18h).
Depuis 2010, Blog d'information sur les mobilisations étudiantes à l'université Paul Valéry - Montpellier 3.
jeudi 12 mars 2009
mardi 10 mars 2009
[Compte rendu] Assemblée Générale du mardi 10 mars 2009
L'Assemblée Générale des étudiant s'est tenue aujourd'hui, mardi 10 mars 2009. Ce qui va suivre est un compte rendu non exhaustif de celle-ci. L'Assemblée Générale a eu un grand succès puisqu'elle a rassemblée plus de 1200 personnes. De nombreux débats ont eu lieu durant celle-ci. Des opinions très variées ont pu ressortir et nous encourageons toute personne à venir aux assemblées et à s'exprimer.
Les annonces faites durant cette assemblée générale :
- Une manifestation de nuit est prévue ce soir (mardi 10 mars 2009) : Départ 23h devant l'université Montpellier II (UMII).
- Des réunions de mobilisation se tiennent tous les jours dans l'amphithéâtre A pour décider des actions et des modalités d'action à venir : Tous les jours à 12h et 20h.
- Une "assemblée générale de lutte" est prévue jeudi 12 mars 2009 pour décider des actions et modalités d'action à venir. Cette assemblée générale est ouverte à tous les étudiants, cependant la question de la poursuite du blocage ne sera pas à l'ordre du jour.
Les votes suivants ont étés effectués :
- Pour mettre en place un service d'ordre étudiant pour le blocage : Modalité rejetée.
- Pour mettre en place une commission du comité de mobilisation qui se renseigne auprès des professeurs pour ce qui concerne les programmes : Modalité adoptée.
- Pour que les piquets de grève, le blocage et l'occupation soient reconduits jusqu'au mardi 17 mars 2009 : Modalité d'action adoptée. Résultats du vote : 9 personnes ne prennent pas par au vote, 121 personnes s'abstiennent, 458 personnes sont contre et 504 sont pour.
Nous rappelons à toutes les personnes que les piquets de grève sont à tenir dès 7h30 du matin et nous appelons à la responsabilité de chacun pour que cette grève continue à se passer dans un climat relativement serein.
Un communiqué de la présidence de l'université a été adressé à tous les étudiants, personnels et enseignants. Nous vous le retranscrivons ici :
L'assemblée générale étudiante a voté le blocage et l'occupation de l'université jusqu'à mardi prochain.
pour : 504
contre : 458
abstention / refus de vote : 130
lundi 9 mars 2009
dimanche 8 mars 2009
[Communiqués - motions] 5e Coordination Nationale des Universités : Vendredi 6 mars 2009
Communiqué du soir
Vendredi 6 mars 2009, 19h45 La Coordination Nationale des Universités dénonce une nouvelle provocation du Ministère.
Comme vendredi dernier à la même heure, Valérie Pécresse fait croire à une avancée significative des pseudo-négociations engagées avec trois syndicats minoritaires. La Coordination Nationale des Universités, réunie aujourd’hui à Créteil en présence de 500 délégués mandatés par toutes les universités et organismes de recherche de France, dénonce catégoriquement cette supercherie. La réécriture du décret, annoncée ce soir sur le site du Ministère, est inacceptable dans la mesure où elle maintient les orientations du premier texte contesté. Elle ne satisfait aucune de nos revendications. La Coordination Nationale des Universités appelle à une amplification du mouvement en lien avec les étudiants et l’ensemble de la communauté d’éducation et de recherche, de la maternelle à l’université. Aujourd’hui, l’Université n’était pas au Ministère. Elle était à Créteil.
Notre réponse : tous dans la rue le 11 mars !
Communiqué du matin
Au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation exceptionnelle qui a rassemblé partout en France 50 000 personnes dans les rues, la Coordination Nationale des Universités réunie ce jour à l’Université Paris 12 dénonce les man¦uvres dilatoires du gouvernement et ses stratégies de division qui consistent à négocier de façon sélective en ignorant les principaux acteurs et les principaux motifs de la mobilisation en cours.
Prenant acte de profondes divergences entre les positions défendues par la Conférence des Présidents d’Université et celles de la communauté universitaire, la Coordination Nationale des Universités affirme le caractère non représentatif et non légitime de la CPU qui n’a pas vocation à négocier avec le gouvernement.
La Coordination Nationale des Universités constate que les réponses apportées par le gouvernement sont scandaleusement insuffisantes :
rien n’a été obtenu sur la masterisation et la réforme des concours de recrutement des enseignants aucun plan pluriannuel de création d’emplois statutaires ni de titularisation des personnels précaires n’a été envisagé pour les différentes catégories de personnels (BIATOSS, ITA, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs) aucune prise en compte des revendications des étudiants n’a été constatée il n’a pas été question du contrat doctoral qui consacre la précarisation des jeunes chercheurs sur la question du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, des effets d’annonce sans consistance réelle ont été présentés comme des avancées le démantèlement des organismes publics de recherche s’accélère
En conséquence, la Coordination Nationale des Universités maintient le mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ». Elle exige plus que jamais l’abrogation de la loi LRU et du « Pacte pour la Recherche ». Elle réitère son appel à l’extension du mouvement de « la maternelle à l’Université ». Elle appelle aux manifestations unitaires du mercredi 11 mars et au succès de la Coordination Nationale des Laboratoires le 12 mars.
Motion n° 1 : Non à la casse du service public d’enseignement de la maternelle à l’université
La Coordination Nationale des Universités constate que les revendications fondamentales concernant la formation et le recrutement des enseignants des premier et second degrés restent systématiquement ignorées par le gouvernement. Or, ce projet de réforme dite de la « masterisation » porte atteinte aux fondements de la démocratie et aux principes de l’école laïque de la République accessible à tous.
La Coordination Nationale des Universités dénonce le processus de révision générale des politiques publiques qui porte atteinte à tout le service public d’éducation de la maternelle à l’université.
Elle refuse la transformation du corps enseignant en un vivier de contractuels précaires, l’institutionnalisation de la vacation, l’affaiblissement du contenu disciplinaire et professionnel dans la formation des enseignants, la suppression de l’année de stage rémunérée qui garantit aux fonctionnaires stagiaires une formation au sein des IUFM, en alternance avec au maximum un tiers temps devant les élèves. Elle condamne aussi les discriminations sociales et territoriales qui en résultent.
Par conséquent, elle appelle plus que jamais à la convergence des luttes de la maternelle à l’Université pour la défense du service public d’enseignement.
Elle exige le retrait pur et simple et sans condition de ce projet de réforme néfaste comme l’un des préalables indispensables à l’ouverture de toute négociation. Une telle négociation ne pourra être envisagée que sur la base du maintien d’une stricte corrélation entre réussite au concours et formation aux métiers d’enseignant, seul moyen de garantir que la masterisation ne soit pas l’occasion de liquider la fonction publique d’enseignement. La CNU, tout en soutenant l’exigence de la reconnaissance du niveau de qualification des enseignants des premier et second degrés à Bac + 5, s’élève contre le projet de masterisation tel qu’il est envisagé actuellement par le gouvernement. Elle dénonce toute mise en place d’un dispositif transitoire pour les concours et exige le maintien de la forme actuelle des concours et de leur cadre national.
La Coordination Nationale des Universités exige que le principe du monopole de l’Université dans la collation des grades et des diplômes universitaires soit rétabli.
Elle demande solennellement aux CA des universités qui ont voté la non-remontée des maquettes de ne pas se dédire et donc de ne faire remonter aucune maquette.
Motion n° 2 : Effets néfastes de la LRU et du « Pacte pour la Recherche » révélés par leurs décrets d’application
La Coordination Nationale des Universités s’indigne de ne pas voir ses revendications prises en compte par le gouvernement, alors qu’au même moment des primes indécentes sont proposées aux Présidents d’Université dans l’espoir d’obtenir leur collaboration.
Prenant connaissance de l’annonce d’une réécriture intégrale du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, la Coordination considère que les principes directeurs affichés par la ministre et les dispositions annoncées maintiennent l’esprit du premier texte contesté. Elle exige le retrait de ce projet, l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche.
Elle exige :
la révision complète du mode d’allocation des moyens (modèle dit SYMPA), et un financement à la hauteur des besoins du service public d’enseignement supérieur et de recherche ; le retrait du projet de restructuration de l’administration centrale du MEN-MESR, ainsi que celui du projet de pôle de contractualisation ; un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires de la fonction publique d’Etat pour toutes les catégories de personnels, comprenant la titularisation des actuels personnels précaires et contractuels, et excluant la mise à disposition massive des professeurs agrégés du second degré ; l’alignement du taux d’encadrement des premiers cycles universitaires sur celui des autres composantes de l’enseignement supérieur (CPGE, etc.) ; la restitution de tous les emplois supprimés au budget 2009 et l’annulation de toutes les suppressions prévues aux budgets 2010/2011 ; la dissolution de l’AERES et de l’ANR ; une réflexion collective sur le rôle et la composition du CNU ; la revalorisation des carrières et l’intégration des primes dans les salaires pour tous les personnels ; le maintien et la restitution de tous les postes des personnels BIATOSS et ITA (en postes et non en budget, notamment lors des départs à la retraite), la reconnaissance pour ces personnels de leurs qualifications et l’abandon de l’évaluation individuelle basée sur la performance et le résultat, ainsi que le passage de 10 à 12 mois des CDD de niveau B et C, comme mesure transitoire à la titularisation ; la fin du processus d’externalisation des tâches administratives et techniques qui menace les personnels BIATOSS et ITA ; la revalorisation du point d’indice et l’intégration de l’ « accord Bino » stipulant que les personnels titulaires et contractuels gagnant moins de 1400 euros brut toucheront jusqu’à 200 euros de plus par mois ; le réinvestissement de l’État dans les aides sociales accordées aux étudiants avec indexation sur l’inflation (abandon du rapport Lambert qui vise à la privatisation des CROUS) ; le retrait du plan Campus ; le maintien de la définition nationale des diplômes des IUT ; le retrait des réformes qui visent à la suppression de la filière « bibliothèques ».
La Coordination Nationale des Universités refuse :
la casse des emplois publics programmée par la RGPP ; les atteintes faites aux différents organismes de recherche et en particulier le démantèlement du CNRS en instituts et sa transformation en agence de moyens. La Coordination s’associe à la motion votée le 12 février par l’AG des personnels du CNRS ; la suppression de plusieurs centaines de postes au CNRS et la création de chaires mixtes universités/organismes ; la désassociation massive des unités mixtes de recherche (UMR) CNRS / universités le processus de délabélisation des équipes de recherche piloté par le ministère ; la tendance actuelle à imposer de manière contraignante un cadre collectif à la recherche qui doit aussi pouvoir rester une démarche individuelle, incluant la liberté de choisir son laboratoire de rattachement ; la concentration des pouvoirs dans les mains des présidents d’universités au détriment des instances collégiales ; l’évaluation-sanction ; la modulation des services, conduisant à un accroissement des charges de services des enseignants-chercheurs. Le service statutaire doit être défini exclusivement par référence à un volume maximal de 128 heures de cours (192 heures équivalent TD).
Motion 3
Contre la marchandisation des savoirs à l’échelle de l’Europe, et pour une autre politique européenne de l’enseignement et de la recherche
La coordination nationale des universités considère que la politique européenne actuelle conduit à la privatisation et à la marchandisation des savoirs, sous prétexte de promouvoir une « économie de la connaissance ». L’esprit des processus de Bologne et de Lisbonne compte pour beaucoup dans le démantèlement du service public d’enseignement et de recherche à l’échelle de l’Europe. Partout, en France, en Grèce, en Italie, en Espagne et ailleurs, c’est une même logique - utilitariste et marchande - qui est mise en ¦uvre selon des dispositifs d’évaluation et de classement fondés sur des critères de rentabilité conformes au modèle de l’entreprise privée.
Nous condamnons la stratégie de Lisbonne, aggravée au niveau français par la loi LRU, appelons à une autre politique européenne de l’enseignement supérieur et de la recherche.
La Coordination appelle à participer à la mobilisation européenne contre cette politique, du 18 au 20 mars 2009, à l’occasion du sommet européen portant sur la mise en ¦uvre de la stratégie de Lisbonne.
Motion n°4 sur le Contrat Doctoral Unique
La coordination nationale universitaire demande le retrait du projet de décret relatif au contrat doctoral unique qui : aggrave la précarisation de la condition doctorante (période d’essai, possibilité de licenciement du doctorant chaque année…) ; multiplie les tâches imposées au doctorant, ce qui nuit au travail de recherche doctorale ; renforce la subordination du doctorant à l‘égard des directeurs de thèse et d’école doctorale.
Nous exigeons que le statut doctorant garantisse prioritairement la formation à la recherche et à l‘enseignement, l’identité étudiante et la reconnaissance du travail de recherche.
Calendrier
10 mars : journée d’actions diverses ; blocage des rectorats et des inspections académiques, distribution de tracts dans des lieux publics, actions « coup de poing »…
11 mars : journée nationale de manifestations « de la maternelle à l’université »
12 mars : appel à soutenir et à participer à la coordination nationale des laboratoires
14 mars : appel à soutenir la réunion des directeurs d’unité
14 mars : Coordination parents-enseignants à Montpellier
16 mars 2009 : prochaine Coordination nationale des Universités à l’Université de Bourgogne (pôle de Dijon)
17 mars : actions locales diverses (actions « coup de poing »)
19 mars : appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle. 18-19-20 mars : envoi d’une délégation de la Coordination au contre-sommet européen de Louvain.
24 mars : appel à une journée nationale de manifestations.
actions convergentes avec d’autres secteurs, en particulier le secteur de la santé
Actions
La Coordination Nationale des Universités appelle l’ensemble des universités à des actions de blocage, de filtrage ou d’occupation des campus
Organisation du « printemps des chaises » (empêcher la tenue des cours par la saisie des chaises)
la nouvelle composition des délégations pour la Coordination Nationale des Universités est fixée à 5 délégués à composer librement par les AG locales
La CNU appelle aussi au refus de participer aux jurys de bac
Rappel d’un moratoire des expertises ANR et AERES
Transmettre des cahiers de doléances aux élus locaux
Communiqué de la présidence de l'université Montpellier III : Samedi 7 mars 2009
Vendredi le blocage a continué sur le campus de la route de Mende. Les cours de l'IEFE, de la formation continue et des concours ont pu avoir lieu ainsi que les colloques prévus. Grâce à la médiation de collègues de l'intersyndicale et d'autres personnels de l'université qui ont longuement négocié la sortie des étudiants qui occupaient l'amphi A, le site de la route de Mende a pu être fermé à 18h30. Je tiens à remercier tous ceux qui ont pris part à cette médiation de l'aide précieuse qu'ils ont apportée à l'université, au mieux des intérêts de tous, dans cette situation difficile. Lundi, le site de la route de Mende sera ouvert comme d'habitude à partir de 7h. Les réunions de chefs de service et des syndicats auront lieu deux fois dans la journée. Les négociations continueront pour essayer de faire progresser la situation. Je souhaite que nous arrivions à éviter toute violence en continuant à privilégier le dialogue et la concertation.
Anne Fraisse
Communiqué de la présidence de l'université Montpellier III : Vendredi 6 mars 2009 (3)
Sauf réquisition de Madame la Présidente, les services administratifs de l'université Route de Mende seront fermés à compter du vendredi 06 mars à 16 heures jusqu'au lundi 09 mars à 07 heures.
Les personnels sont invités à rentrer chez eux.
Les enseignements, manifestations culturelles et scientifiques devront s'arrêter à 17 heures.
Les locaux de la Route de Mende ne seront pas ouverts samedi
Communiqué de la présidence de l'université Montpellier III : Vendredi 6 mars 2009 (2)
De la Présidente de l'université à tous les étudiants
Hier, jeudi, l'assemblée générale étudiante a revoté le blocage et l'occupation de l'université .
Si la liberté d'expression et de protestation est respectée sur le campus de Paul -Valéry, il convient de mesurer clairement les graves conséquences de ce durcissement du mouvement. Nous savons tous d'expérience que le blocage vide immédiatement l'université de ses étudiants et qu'un campus vide est livré aux dégradations, aux violences et à l'expression de tous les extrémismes.
Il y a déjà des dégâts matériels et humains : l'accès pour les personnes handicapées des amphis B et C a été forcé et devient inutilisable, l'exposition artistique installée sur les pelouses a été saccagée et a fait l'objet de vols, les murs de l'université, l'écran de l'amphi A ont été tagués. Pendant le mouvement, la vacuité des amphis E et F a permis le vol de tout le matériel audiovisuel de ces 2 amphis.
Enfin, cette nuit, un veilleur de nuit a été blessé et conduit à l'hôpital. Il a reçu une table sur le pied en allant mettre l'alarme au bâtiment H. Il a le pied fracturé et sera immobilisé et en arrêt de travail 3 semaines. Pour chacun de ces faits, une plainte a été déposée, nominalement lorsque c'était possible.
Le moment venu, le coût général de la remise un état du campus sera évalué et la rallonge budgétaire obtenue en début d'année du ministère sera prioritairement affectée à cette remise en état, au détriment des actions pédagogiques, culturelles ou de vie étudiante initialement prévues.
Je reçois de nombreux mels d'étudiants préconisant la manière forte, le déblocage, le référendum et m'exposant les conséquences très négatives de cette situation pour leur vie et leurs études. A ceux-là, je voudrais rappeler un proverbe qui s'applique assez bien aux votes des assemblées de protestation : " qui ne dit mot consent". Les étudiants qui ne votent pas ou ne sont pas présents sur le campus lors des votes entérinent toutes les décisions, même inapropriées, et les approuvent de fait par leurs absences. La prochaine assemblée étudiante devant décider de la poursuite du mouvement a lieu mardi à 12h. Je vous invite à y faire entendre votre opinion et à l'exprimer par un vote.
Pendant la nuit que j'ai passée dans l'amphi A avec les bloqueurs pour assurer une présence administrative, en voyant des étudiants ou non étudiants se comporter parfois de façon inacceptable, je me suis demandée quels rapports avaient ces excés avec un mouvement de grève responsable et efficace.
Parce que si le mouvement de notre communauté universitaire ressemblait à cela, nous justifierions le mépris que l'on nous porte et les mesures que l'on veut nous imposer.
La lecture publique de la princesse de Clèves a quand même une autre dignité.
Dans cette situation difficile, je vous invite quelle que soit votre tendance et votre opinion, à faire preuve de calme et de sens des responsabilités, ne perdant jamais de vue que les moyens d'une action ne sont pas séparables de ses objectifs. C'est en tout cas l'attitude qu'aura la direction de l'université.
Anne Fraïsse
Communiqué de la présidence de l'université Montpellier III : Vendredi 6 mars 2009
Communiqué de la présidence
À la suite de la chute d'une table qui bloquait le bâtiment H, un des veilleurs a été blessé cette nuit. Il souffre d'une fracture au pied qui a du être soignée à l'hôpital. Il sera arrêté pendant trois semaines.
L'occupation de l'université par 50 à 100 personnes cette nuit a par ailleurs donné lieu à de nouvelles dégradations avec des tags à l'entrée du campus, dans l'amphi A et dans les amphis B et C dont l'accès a de nouveau été forcé. Malgré les déclarations des membres du comité de mobilisation il est clair que les personnes qui occupent l'université le soir ne contrôlent pas les actes de leurs camarades. À 7 heures du matin, après avoir été obligée de les réveiller je leur ai ordonné de quitter les amphis B et C, ce qu'ils ont fait, et je leur ai indiqué qu'une occupation durant le week-end conduira à des débordements que personne ne pourra éviter.
Anne Fraïsse
Présidente
Communiqué de la présidence de l'université Montpellier III : Jeudi 5 mars 2009
_Communiqué de la présidence
_
L'assemblée générale qui vient de s'achever a voté le blocage des locaux par 340 voix pour, 257 contre et 70 abstentions. L'occupation, de jour comme de nuit, a été votée par 257 voix pour et 164 voix contre. Comme un nombre croissant d'universités bloquées (20 aujourd'hui), l'UPV n'échappe pas à cette radicalisation de l'action contre la masterisation et la réforme du statut des enseignants-chercheurs.
Après ces votes, la grandes majorité des présents a quitté la salle.
Ceux qui restaient ont approuvé l'ouverture du SUFCO à la formation continue, du BRED pour les CAPES et de l'IEFE. En revanche ils ont refusé de laisser les personnels, BIATOSS et enseignants, entrer dans les bâtiments.
Un nouveau point avec les chefs de service aura lieu à 15h à la présidence et nous vous adresserons un nouveau communiqué.
Yann Bisiou
Vice-président du conseil d'administration
Rappel et Information
Nous rappelons que le blocage est toujours effectif, aucun cours quel qu'il soit n'est ou ne devrait être assuré. La question du blocage sera rediscutée à la prochaine AG prévue:
Mardi 10 mars à 12h à l'Amphi A
Mardi 10 mars à 12h à l'Amphi A
jeudi 5 mars 2009
Compte rendu de la manifestation
800 à 1000 étudiants, enseignants chercheurs, personnels ont manifesté cet après midi à Montpellier (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090305.OBS7449/universite__des_milliers_de_personnes_defilent.html)
Après la manifestation, des personnes se sont retrouvées sur la comédie afin de former une chaîne humaine de protection de l'art et de la culture, certains étudiants ont fait un peu de théâtre, d'autres ont chanté et joué de la musique.
Pour la France entière, les manifestants étaient entre 24 000 et 43 000 !
Après la manifestation, des personnes se sont retrouvées sur la comédie afin de former une chaîne humaine de protection de l'art et de la culture, certains étudiants ont fait un peu de théâtre, d'autres ont chanté et joué de la musique.
Pour la France entière, les manifestants étaient entre 24 000 et 43 000 !
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 5 mars 2009
L'Assemblée Générale des étudiants s'est tenu aujourd'hui de 10h à 14h dans l'amphithéâtre A. De nombreux débats ont pu avoir lieu et de nombreuses personnes se sont exprimés sur divers sujets. Un climat serein et calme est plutôt ressorti de cette assemblée.
Plusieurs motions ont été adoptées durant cette assemblée générale :
- L'occupation, de jour comme de nuit, de la faculté à été reconduite.
- La presse est autorisée en assemblée générale.
- La plateforme de revendications à été revotée avec un ajout qui est : "Suppression du plan réussite en licence".
- Trois représentants étudiants ont été élus avec un mandat impératif pour représenter l'Université Montpellier III à la coordination nationale qui se tiendra à Toulouse. Leur mandat consiste à prôner la plateforme de revendication, prôner les piquet de grève et les modalités de grève.
- Le blocage de l'université a été reconduit jusqu'à la prochaine assemblée générale qui se tiendra le mardi 10 mars à 12h amphithéâtre A.
Les modalités de blocages qui ont étés votées en fin d'assemblée générale sont : Ouverture d'un bâtiment dédiés aux personnes suivant un cursus au SUFCO, à l'IEFE et aux personnes préparant le CAPES/CAPET. Il à été voté le fait que les administratifs et enseignants n'aient pas le droit de se rendre dans les salles de cours.
Des manifestations sont en cours à ce moment même dans le centre ville de Montpellier et partout en France. Il est rappelé à tous les étudiants que le campus n'est pas fermé et que les bibliothèques universitaires (les deux grandes) restent ouvertes. Le but de ce blocage est de favoriser le mouvement actuel et de créer un espace de connaissances sur les réformes à l'université. L'assemblée générale à donc appelée tous les étudiants à venir, même s'ils n'ont pas cours, à l'université pour discuter, débattre, travailler ou bien se mobiliser.
D'autres informations sont à venir. Ce message à simplement pour but d'informer les personnes le plus vite possible sur la mobilisation.
Plusieurs motions ont été adoptées durant cette assemblée générale :
- L'occupation, de jour comme de nuit, de la faculté à été reconduite.
- La presse est autorisée en assemblée générale.
- La plateforme de revendications à été revotée avec un ajout qui est : "Suppression du plan réussite en licence".
- Trois représentants étudiants ont été élus avec un mandat impératif pour représenter l'Université Montpellier III à la coordination nationale qui se tiendra à Toulouse. Leur mandat consiste à prôner la plateforme de revendication, prôner les piquet de grève et les modalités de grève.
- Le blocage de l'université a été reconduit jusqu'à la prochaine assemblée générale qui se tiendra le mardi 10 mars à 12h amphithéâtre A.
Les modalités de blocages qui ont étés votées en fin d'assemblée générale sont : Ouverture d'un bâtiment dédiés aux personnes suivant un cursus au SUFCO, à l'IEFE et aux personnes préparant le CAPES/CAPET. Il à été voté le fait que les administratifs et enseignants n'aient pas le droit de se rendre dans les salles de cours.
Des manifestations sont en cours à ce moment même dans le centre ville de Montpellier et partout en France. Il est rappelé à tous les étudiants que le campus n'est pas fermé et que les bibliothèques universitaires (les deux grandes) restent ouvertes. Le but de ce blocage est de favoriser le mouvement actuel et de créer un espace de connaissances sur les réformes à l'université. L'assemblée générale à donc appelée tous les étudiants à venir, même s'ils n'ont pas cours, à l'université pour discuter, débattre, travailler ou bien se mobiliser.
D'autres informations sont à venir. Ce message à simplement pour but d'informer les personnes le plus vite possible sur la mobilisation.
Résolutions adoptées lors de l'AG des Personnels du mardi 3 mars
1. L'AG des personnels a reconduit la grève jusqu'à la prochaine AG vendredi 6 mars (12H30)
2. L'AG appelle tous les personnels à manifester le 5 mars à 14H30 au Peyrou (journée nationale de mobilisation)
3. Dans la perspective d'amplifier la lutte pour gagner au plus vite, l'AG des personnels mandate le comité de mobilisation pour rédiger un texte qui appelle l'ensemble des personnels a stopper les activités jusqu'à vendredi midi.
4. L'AG vote pour élire les 3 délégués qui se rendront à la coordination nationale.
5. L'AG est divisée sur un mandat à donner à nos délégués à la coordination concernant la démission des responsabilités .
6. De nouveaux membres volontaires pour participer au comité de mobilisation sont élus.
7. Une série d'initiatives sont proposées en ville et sur notre campus pour animer notre mouvement.
mercredi 4 mars 2009
Rappel
Demain, Assemblée Générale à 10h à l'Amphi A
Manifestation nationale: Rendez vous à 14h30 au Peyrou.
Continuons la mobilisation !!
Manifestation nationale: Rendez vous à 14h30 au Peyrou.
Continuons la mobilisation !!
Communiqué de la présidence de l'université : mercredi 4 mars 2009
Après plus de trois semaines de mouvement contre le projet de
masterisation des concours de l'enseignement et le projet de
modification du décret de 1984 relatif au statut des
enseignants-chercheurs, 270 étudiants ont voté le blocage de
l'université et l'occupation de l'amphi A de nuit jusqu'à jeudi prochain.
Les négociations menées par l'équipe de direction et l'ensemble des
syndicats étudiants, B-IATOSS et enseignants n'ont pas permis de trouver
un accord. Entre 50 et 100 personnes ont passé la nuit dans l'amphi A.
Pour ne pas avoir recours aux forces de police et afin de ne pas
accentuer la tension, j'ai décidé de rester toute la nuit dans l'amphi
avec M. Le secrétaire général. Grâce aux efforts du plus grand nombre,
les dégradations ont été évitées. Deux individus qui cherchaient à
casser le panneau d'information lumineux à l'entrée du campus se sont enfuis à la vue des veilleurs. Un groupe qui était entré par effraction dans une des salles des préfabriqués a également été délogé et les personnels d'entretien ont nettoyé les débris de verre de bouteilles qui jonchaient le sol.
Nous condamnons des actes qui nuisent à l'image de marque de
l'université Paul -Valéry et à la cohésion de l'action légitime contre
des projets qui mettent en cause l'avenir de l'enseignement en France.
Parce qu'une université fermée et déserte n'a pas de sens, j'ai pris la
décision de maintenir les bâtiments ouverts au risque, bien évidemment,
de voir se multiplier les barrages de tables et de chaises. J'appelle au
dialogue et au respect de chacun en évitant une confrontation stérile et
contre-productive. Aujourd'hui je dois partir dans l'après-midi pour la
CPU extraordinaire jusqu'à jeudi après-midi, mais l'équipe de direction
sera présente sur le campus.
Anne Fraïsse
mardi 3 mars 2009
Communiqué de la présidence de l'université : mardi 3 mars 2009
Communiqué de la Présidence
Annulation des Journées portes ouvertes
La mobilisation sur le campus de l’Université Paul-Valéry contre les
réformes du statut des enseignants et de la mastérisation ne permettent
pas aujourd’hui d’organiser dans les meilleures conditions l’information
et l'accueil des lycéens prévus les 4 et 5 mars à l’occasion des
Journées portes ouvertes.
Ces Journées sont donc reportées à une date ultérieure.
Voici le communiqué que tous les étudiants, personnels et enseignants ont pu recevoir dans leur boîte mail de l'université. (Mardi 3 mars 2009)
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 3 Mars 2009
L'Assemblée Générale s'est tenue comme prévue aujourd'hui de 10h à 14h. Celle-ci s'est passée dans un calme relatif et des prises de décisions ont pu être prises en toute sérénité. L'Assemblée Générale a débouchée sur le vote du principe de blocage qui a été approuvé par 271 voix pour. 97 voix ont voté contre le principe de blocage.
Ce blocage est effectif jusqu'à la prochaine assemblée générale qui aura lieu jeudi 5 Mars. La poursuite du blocage sera mise à l'ordre du jour à ce moment là. L'occupation de jour et de nuit de l'amphithéâtre A a également été votée.
Nous rappelons aux étudiants que "blocage" ne veut pas dire que "tout" est fermé. Cela veut simplement dire que les bâtiments ou se tiennent habituellement les cours seront éventuellement fermés et que les cours qui se tiendrons seront probablement débrayés par les étudiants mobilisés.
En outre le maximum de personnes est appelé à venir demain afin de partager ou de discuter des modalités de mobilisation. Les personnes voulant de plus amples informations sont invitées elles aussi à venir demain demander aux personnes présentes et au "point info".
Ce blocage est effectif jusqu'à la prochaine assemblée générale qui aura lieu jeudi 5 Mars. La poursuite du blocage sera mise à l'ordre du jour à ce moment là. L'occupation de jour et de nuit de l'amphithéâtre A a également été votée.
Nous rappelons aux étudiants que "blocage" ne veut pas dire que "tout" est fermé. Cela veut simplement dire que les bâtiments ou se tiennent habituellement les cours seront éventuellement fermés et que les cours qui se tiendrons seront probablement débrayés par les étudiants mobilisés.
En outre le maximum de personnes est appelé à venir demain afin de partager ou de discuter des modalités de mobilisation. Les personnes voulant de plus amples informations sont invitées elles aussi à venir demain demander aux personnes présentes et au "point info".
lundi 2 mars 2009
Journée de mobilisation du 3 mars 2009 : Un blocage en perspective ?
Une Assemblée Générale est prévue Mardi 3 mars à 10h à l'Amphi A. Venez nombreux !
Une manifestation est organisée pour jeudi finalement.
Info de dernière minute : De nombreuses personnes parlent, depuis quelque temps maintenant, de mettre le blocage de l’Université à l’ordre du jour de l’assemblée générale de demain. Il est simplement rappelé que pour les personnes se sentant concernés par la mobilisation leur présence est fortement recommandée à cette assemblée générale.
Loin de nous l’idée de légitimer le blocage, nous pensons qu’il est important de rappeler à l’ensemble des étudiants, personnels et enseignants, que le blocage n’est pas une fin mais un moyen. Un moyen de forcer les autorités à réagir, un moyen de permettre aux étudiants de partager (avec l’annulation des cours et la mise en place de lieux de discussion), un moyen de laisser libre cours à son imagination pour continuer le mouvement sans avoir peur de certaines échéances concernant les cours …
Nous rappelons simplement que ces informations ne sont pas « sûres » et que nous ne pourrions être tenus responsable de la validité de celles-ci. Il est simplement fait un petit récapitulatif de discussions « en cours » à l’université Paul Valéry.
Message édité par blog_upv le lundi 2 mars 2009 à 19h26
Une manifestation est organisée pour jeudi finalement.
Info de dernière minute : De nombreuses personnes parlent, depuis quelque temps maintenant, de mettre le blocage de l’Université à l’ordre du jour de l’assemblée générale de demain. Il est simplement rappelé que pour les personnes se sentant concernés par la mobilisation leur présence est fortement recommandée à cette assemblée générale.
Loin de nous l’idée de légitimer le blocage, nous pensons qu’il est important de rappeler à l’ensemble des étudiants, personnels et enseignants, que le blocage n’est pas une fin mais un moyen. Un moyen de forcer les autorités à réagir, un moyen de permettre aux étudiants de partager (avec l’annulation des cours et la mise en place de lieux de discussion), un moyen de laisser libre cours à son imagination pour continuer le mouvement sans avoir peur de certaines échéances concernant les cours …
Nous rappelons simplement que ces informations ne sont pas « sûres » et que nous ne pourrions être tenus responsable de la validité de celles-ci. Il est simplement fait un petit récapitulatif de discussions « en cours » à l’université Paul Valéry.
Message édité par blog_upv le lundi 2 mars 2009 à 19h26
Communiqué du collectif SLU ("Sauvons l'Université) du 1 mars 2009
La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, certains syndicats et la Conférence des Présidents d’Université annoncent que de véritables négociations ont commencé et feignent de croire à une sortie de crise proche. Il n’en est rien. Les principaux acteurs de la mobilisation avaient fixé comme préalable à toute négociation le retrait de tous les projets controversés ; seul le décret sur le statut des enseignants-chercheurs a fait l’objet d’une discussion, qui n’est pas une négociation.
Cliquez ICI pour lire l'article dans son intégralité.
dimanche 1 mars 2009
Réunion
Les étudiants du département d'Histoire ont une réunion d'information et d'action Lundi 2 mars à 16h15, le rendez vous est à l'Amphi F
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